La situation de l’UFR, dans une moindre mesure, son destin proche devrait réouvrir le débat sur la faillite de son management des cadres, de ses positionnements face aux autres partis, ses stratégies et ses implications.

Le problème le plus inquiétant dans ce parti au delà de la discorde avec ses cadres, l’insuffisance de leadership, la désintégration de ses structures est désormais la faillite économique qui s’explique par l’insuffisance de ressources ou de trésors pouvant appuyer à l’animation politique et alimenter les installations de l’UFR.

On se rappelle que Sidya Touré avait été nommé haut représentant du Président Alpha Condé en 2015, cette nomination désapprouvée par bon nombre de ses militants, mit le parti en danger de crise interne de confiance de toute une génération d’intellectuels en son sein. Après sa démission qui brisait l’alliance qu’il avait noué avec le chef de l’État. Sidya Touré se positionne en alternative pour les électeurs qui ne se retrouvent ni dans la mouvance présidentielle, ni dans l’opposition incarnée par Cellou Dalein Diallo.

La faillite financière survint lorsque l’UFR ne pouvait atteindre les objectifs qu’il s’était fixé. Partant d’une conception extensive, une pareille situation conduit à l’incapacité pour une Entreprise ou institution quelconque de remplir ses fonctions de base. Pour les partis politiques, elle renvoie à l’incapacité de participer à une élection, organiser des conventions, payer les salariés, bref, faire vivre le parti.

Probablement cette faillite financière serait à l’origine de la destruction partielle des structures de l’UFR, elle serait également la cause du départ des cerveaux du parti. Dans l’alliance temporaire qu’il a noué avec ceux qui s’opposent à la révision constitutionnelle, au premier rangs desquels l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré refuse toujours d’être dépeint comme étant dans l’ombre du Président de l’UFDG, malgré l’importance de Cellou Dalein Diallo dans les activités du FNDC, activités qui couvre le malaise dans la santé financière de l’UFR.

Avec la présidentielle prévue en octobre prochain. L’UFR a déclaré ne pas participer à cette élection pour des raisons de cohérence avec les idéaux du FNDC. Cette déclaration ne cache t-elle pas l’état de trouble, de gêne, d’inquiétude et d’incapacité financière pour l’UFR de participer à la présidentielle, même en cas de report de la date ?

L’UFR pour se relever de sa crise financière qui poussent à une désintégration de ses structures mettant en péril son système et ses stratégies de fonctionnement, n’envisage t-il pas ouvrir un deuxième front en connivence avec la branche résistante du FNDC afin de mieux maintenir la pression sur celui qui s’est déjà déclaré candidat pour troisième mandat? Un tel scénario entraîne systématiquement sans doute des violences électorale et post-électorale.

La question de la survie du parti de l’UFR se posera clairement s’il refuse de participer à cette échéance électorale sachant que le parti ne dispose plus d’un seul député, il est faiblement représenté au sein des collectivités territoriales et surtout l’UFR est aussi ce parti qui n’a qu’un seul et même leader depuis sa création et que celui-ci sera sans doute trop avancé en âge dans 6 ans, pas loin de 80 ans. Quel avenir pour le parti ?

Sid Sidibé

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