Pendant que le Président Alpha Condé est désigné en début Août, candidat de son parti, des échecs font naître désormais des suspicions qui freinent les actions du FNDC. Certains membres sont accusés de se livrer à un double jeu.

Face à la présidentielle annoncée en Octobre, des divergences apparaissent dans l’opposition politique, les activistes sociaux membres du FNDC n’y échappent pas, entre ceux qui y voient l’occasion de trouver un compromis, et ceux qui envisagent la participation des membres à la présidentielle prochaine comme un acte de trahison.

Les activistes sociaux du FNDC, à l’impossibilité de se constituer en parti, prendront t-il contact avec les différentes figures de l’opposition, (dont Dr Ousmane Kaba qui est déjà candidat et d’autres opposants tentés par la prochaine présidentielle) dans l’espoir de convertir leurs militants et sympathisants en électeurs favorables à la victoire de leurs partenaires ou compagnons de lutte?Aujourd’hui les militants du FNDC en majorité dans les fiefs de l’opposition jugent les initiatives globalement insatisfaisantes.

Le Front n’a cependant plus vocation à durer ; sa mission est de mettre fin au mandat du Président Alpha. Les discours -actions du FNDC et le leadership politique de l’opposition en son sein, cachent mal la volonté du Mouvement à imposer une alternance démocratique en Guinée.

Le pouvoir, lui, accorde une attention toute particulière aux mobilisations du FNDC. Les accusations à l’endroit des membres du Front de vouloir déstabiliser le regime en place, ont conduit à des arrestations de plusieurs mobilisateurs du Front. Cette situation exigeait des infiltrations du Front « en vue de son implosion », et permettait aux autorités de contenir, contrôler les manifestations. Des médias sont également menacés pour diffusion des contenus faisant la promotion du FNDC.Dans le contexte actuel, une nouvelle épreuve de force entre le pouvoir et les médias faisant la promotion du Front est visible.

Il reste à savoir quelle stratégie sera privilégiée par le Front et les médias qui lui sont favorables, pour s’opposer face à un président qui a déjà confirmé sa participation à la prochaine présidentielle, même si la date prévue semble trop proche et arrive dans un contexte ou les véritables adversaires du parti au pouvoir sont moins préparés, moins mobilisés, encore sans perspectives et indécis.

Sid Sidibé

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